HISTOIRE DU BEAL DES MOULINS

1212

L’origine la plus ancienne connue est un acte de partage de la Vicomté d’Aubagne entre Roncelin, Hugues de Baux et Giraud Adhémar, qui fait état du Moulin du Canonicat (quartier des Défensions) et au 13ème siècle construction d’un autre moulin 100 m plus haut appelé moulin des Roubauds. Ces deux moulins fonctionnaient au moyen du béal prenant l’eau sur l’Huveaune. Prise d’eau située quartier de la Gavedelle à hauteur du Vallat de Bonherbe

1408

Une délibération communale parle d’irrigation par le béal comme de coutumes anciennes.

1475

Allardeau, évêque de Marseille vendit à Jean Aubric un pré pour y construire un martinet au quartier de Longuelance. La commune offrit à son seigneur une journée d’homme par chef de maison pour effectuer les travaux sur le béal sous conditions que les propriétés placées le long du béal pourraient être arrosées les jours de fêtes d’église et chaque semaine, du samedi midi au lundi midi.

1515

L’évêque Claude de Seyssel qui voulait augmenter le débit du moulin suréleva la prise d’eau sur l’Huveaune et fit creuser un nouveau béal à hauteur de la prise actuelle au Pont de l’Etoile, ce qui mécontenta les arrosants inférieurs qui protestèrent contre la décision de l’évêque. Les protestations se transformèrent en émeute et les révoltés comblèrent le nouveau béal.

L’évêque lança un monitoire contre les arrosants. La cause fut déférée au Comte de Villars, gouverneur de Provence, qui donna raison à l’évêque et les arrosants durent recreuser le nouveau béal.

1518

Le nouvel évêque de Marseille Innocent Cibo fit enfin établir une charte fixant les droits des arrosants, charte respectée jusqu’en 1960 à la fermeture des Moulins d’Aubagne.

Les arrosants avaient droit à la totalité de l’eau du béal du samedi midi au lundi midi ainsi que les jours de fêtes d’église, et tous les jours de la semaine d’arroser leurs légumes par des trous de la grosseur d’un œuf de poule placés sur les prises d’eau, à condition qu’il n’y ait que six trous ouverts en même temps sur le parcours du béal.

1582

L’évêque Frédéric Raquenau vend à la commune les Moulins, le béal et l’écluse avec obligation pour les fermiers des Moulins de l’entretien du béal et de l’écluse.

La commune fait reconstruire l’écluse du Pont de l’Etoile en pierres froides par le maître carrier Monsieur Rey de Cassis.

Délibération de la commune sur les arrosages : permis du samedi midi au lundi midi ; interdiction de ne faire aucune restanque sur le béal sous peine d’une amende d’un écu d’or.

1631

La commune accorde à Monsieur de Napollon, propriétaire du château, la faculté d’arroser au quartier de la Condamine cinq panneaux (4 840 m2) de sa propriété à condition qu’il ne prendrait l’eau que le dimanche après les vêpres et moyennant la somme de 120 livres.

1676

Creusement du béal neuf de la Vanne de Constant à Napollon jusqu’au moulin neuf, quartier des Défensions. Rapport d’estime du notaire Me Longis.

Total des indemnités versées : 2 054 livres. Interdiction aux riverains du nouveau béal d’arroser leur propriété. Quelques années plus tard, la commune d’Aubagne accorde le droit d’arrosage aux riverains.

1815

Vente des biens communaux par Napoléon 1er  la commune vend aux enchères les moulins, le béal et l’écluse à Monsieur Berthford au prix de 64 000 francs. Le nouveau propriétaire devra entretenir le béal et l’écluse

1859

Expropriation de 15 726 m2 du périmètre syndical pour la construction de la ligne de chemin de fer Marseille-Nice

1865

Expropriation pour la construction de la ligne de chemin de fer Aubagne-Valdonne-Fuveau.

1925

Cession au syndicat par les époux Carles-Bontoux propriétaire des moulins, d’une partie du béal vieux, de la vanne de constant à Napollon au moulin vieux, quartier des Défensions.

1931

Réfection du  béal vieux par le syndicat : coût 290 000 francs. Travaux effectués par l’entreprise Bérenger Martial d’Aubagne. Travaux subventionnés en quasi totalité par l’Etat et la Commune.

1971

Expropriation par l’autoroute de plus de 17 ha du périmètre syndical. Cotisations syndicales payées par Escota et ensuite par l’Etat jusqu’en 1996. Ensuite, sortie du périmètre syndical

1981-1991

Réfection par le syndicat du béal vieux depuis le Pont de l’Etoile jusqu’à Napollon. Coût des travaux subventionnés à 80 % + aide de la commune dans le remboursement des emprunts

1999-2003

Création par l’ASA MIA d’un réseau d’irrigation sous pression sur les 100 ha du périmètre syndical de notre ASA près de 50 ha ont été équipés et ont rejoint le périmètre de l’ASA MIA